Le tabac fait place au street art

Industriel / Street-art / Urbex / 27 juin 2013

L’art sauvera le monde. [Flodor Dostoïevski]

Musée à ciel ouvert.

Un spot d’une immensité impressionnante. Trouvé par hasard au coin d’une rue, il ne passe pourtant pas inaperçu. Le site est énorme. Plusieurs bâtiments et structures. Il a eu ses heures de gloire durant un certain temps. Aujourd’hui des travaux de réaménagement sont en cours. Déjà plusieurs bâtiments du site sont rénovés et ne font donc plus partie du monde de l’urbex.

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L’histoire.

Il s’agit en fait d’un immense complexe appelé la « Manu » par les personnes qui travaillaient dedans. Il s’est parfaitement inséré dans l’histoire industrielle et le paysage urbain de la ville dans laquelle il se situe.
Le site ne fabrique et ne produit plus rien depuis les années 70 et a été laissé à l’abandon. De nombreuses personnes de la ville ont forcément vu un parent, proche ou lointain, travailler en ces lieux. C’est une des raisons pour laquelle le site n’a pas été détruit. Voilà pour la petite histoire.

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Un seul bâtiment du site a été visité. Les autres sont soit rénovés soit impraticables car trop fragiles donc dangereux. En réalité, le bâtiment visité doit être le seul qui soit resté intact et en bon état.

Il s’étend sur trois étages, d’une grandeur époustouflante. L’autre côté de la bâtisse semble être à perte de vue.

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L’architecture est typique du XIXème siècle et caractérise vraiment l’apogée de la période industrielle. Malheureusement la bâtisse ne renferme plus aucune machine ni aucun objet. C’est uniquement devenu un spot pour le street art et le graff, au plus grand bonheur des explorateurs qui aiment ça.

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Les graffs présents viennent de nombreux artistes différents et certains de ces derniers se sont fait plaisir à pratiquement tous les étages et sur tous les murs.

Veni.

Le fameux artiste « projeteur » a fait son coming back. En fait, il y a très peu de spots où il n’est pas passé.
Il a été découvert dans « Le manège aux graffitis » et vu également dans « Des Fenwicks aux graffs », « Des Fenwicks aux graffs, le retour », « Quatre colonnes au milieu du chaos » (pratiquement le seul à être venu poser ses marques d’ailleurs) et « Chambres avec vue ».

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Pour la petite histoire il s’agit en fait de l’artiste Veni. Ce dernier est relativement connu dans la région Auvergne, tout comme le graffeur Keymi. Lui est surtout connu pour avoir réalisé de nombreux portraits à la bombe sur bon nombre de bâtiments dans la région et notamment en plein centre de Clermont-Ferrand.

Veni est plus discret. Il réalise aussi bien des graffs que des peintures dans des lieux abandonnés. Il a un univers très particulier et vraiment très original. Il ne projette pas de peinture avec un pinceau. Il s’agit de réels graffs, qui sont faits à la bombe. La technique est grandiose !

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Ce serait un réel plaisir à UrbexElement de pouvoir un jour le rencontrer et même carrément de le voir en action. Sa technique est magnifique, il a un réel talent.

Les graffeurs.

D’autres artistes sont venus aussi poser leur marque.
Le blaze Astek a été posé dans le bâtiment. Peu de graffs avaient encore été vus portant ce nom.

Intervention d’ACE mais aussi de Loga, Slow, Taxie, Mute et Emor qui sont de la partie. Impossible de savoir s’il s’agit d’artistes ou de crews. En réalité, peu d’importance. Dans le monde du graffiti, tout est éphémère. Les pièces étaient là au moment où les photos ont été prises. Peut-être que demain elles disparaîtront pour toujours.

Un autre blaze est relativement intéressant : BA2S.

KEA.

Un graff hallucinant également, celui portant le nom KEA. Il y a une très grande prouesse dans l’emploi du Wild Style. Toutes les lettres s’imbriquent les unes dans les autres et chaque petit bout de lettre est utilisé pour une autre. La maîtrise est impeccable.

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Repu.

Repu donne une leçon magistrale avec ce lettrage Bubble maîtrisé !

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Enfin, Alone et Spook offrent plus dans le visuel par le dessin et le lettrage Wild Style.

La visite.

En ce qui concerne la visite, les étages se succèdent jusqu’au dernier. Tout se ressemble mais à chaque étage arrivent de nouvelles surprises. Sous les toits, peu de lumière mais l’univers est scotchant.

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Les pigeons y ont élu domicile.

Un énorme trou est présent d’un côté du bâtiment. Aucune idée de son utilité. Peut-être qu’une machine était présente, ou un ascenseur.

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La visite s’achève ici. On vous laisse maintenant admirer la galerie photos, car pour ce spot, c’est le street art et surtout le graff qui domine et qui vient s’imposer. Pas besoin de paroles donc, juste de regarder, comme si la « Manu » était devenu un musée à ciel ouvert, et free qui plus est.


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4 Commentaires

sur 2 September 2013

Com's précédent l'artiste à donc été démasqué !
 

sur 8 March 2014

[…] fait et chacun part dans son coin commencer l’exploration. Ce spot ressemble beaucoup à celui « Le tabac fait place au street art ». Il est en fait bien délabré et possède surtout beaucoup de « street-art », notamment des […]

sur 9 March 2014

[…] l’instar de la « Manu » présentée dans le billet « Le tabac fait place au street art », ce bâtiment devait être démoli suite à l’enlisement de l’entreprise de meunier. Mais […]

sur 9 March 2014

[…] Toujours » et « Cartoon Troopers »). Ainsi, Spook est venu poser son blaze (déjà vu dans « Le tabac fait place au street art »), Zuik (vu dans « Des Fenwicks aux graffs » et « Des Fenwicks aux graffs, le retour »), Zyx […]



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