« Tchernobyl, 25 ans après », le livre photos de Carlos Pardo & Iloé

Actus / 19 avril 2020

Nous en sommes revenus secoués par ce qu’est devenu cet endroit où tout est resté sur place, des meubles aux affiches en passant par les objets du quotidien, mettant en scène un univers surréaliste au sein duquel chaque immeuble atteste des vies ordinaires qui ont été bouleversées et ont basculé, le 26 avril 1986, dans le chaos. [Iloé]

Alors qu’en cette période de confinement certains s’ennuient et tournent en rond, d’autres s’occupent. Voici un petit article qui pourra vous faire passer le temps, quelques minutes certes, mais cela permettra de vous évader un instant. Et qui sait, le plaisir pourra se prolonger après l’achat de ce très beau livre de photographies.

Ces temps-ci, l’actualité se focalise sur le coronavirus responsable du Covid-19 et les autres informations se noient dedans en passant à la trappe… Néanmoins, nous avons entendu parler cette semaine d’incendies, qui ravageaient la zone d’exclusion de Tchernobyl. Cela nous a donné envie de ressortir ce bouquin : « Tchernobyl, 25 ans après ».

Nous avions acheté ce livre en 2016 auprès des auteurs : Carlos Pardo & Iloé, qui l’avaient d’ailleurs dédicacé ! Merci à eux ! Cela faisait donc longtemps que nous voulions faire un petit article de présentation de ce livre.

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192 pages d’évasion

Le livre se présente en format paysage et les photos à l’intérieur sont également toutes au format paysage.

Chaque page du livre contiendra une photographie, et par moments, la double page possédera un panorama où l’image se poursuit d’une page à l’autre.

Des fois, une photo montrera un détail, que l’on pouvait retrouver sur celle de la page d’à côté, au cadrage plus large.

Les premières pages racontent l’histoire de ce livre, le pourquoi. Comme le dit l’auteur, il n’y a aucun parti-pris. Les faits du 26 avril 1986 sont relatés et quelques explications du pourquoi du comment sont données. Dans la préface, Iloé raconte leur périple à elle et Carlos. Elle nous transmet également ses émotions au moment où ils ont visité cet endroit. Les retombées radioactives sont encore très présentes, on s’en rend bien compte surtout au moment où l’auteur nous dit que leur séjour passé dans la zone équivalait à une irradiation subie durant 7 heures de vol.

De la page 8 à 190, nous pouvons alors nous plonger dans cette aventure et voir ce qu’est devenue la zone d’exclusion, 25 ans après le désastre.

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Sommaire

Le livre possède un sommaire avec 10 rubriques pour les photos, qui permettent d’indiquer où les images ont été prises sur le site. De plus, à la fin du bouquin, vous pourrez retrouver deux cartes, l’une de Prypiat (la ville à côté de la centrale) et l’autre de la zone de Tchernobyl, avec la centrale.

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Le livre nous plonge dans une atmosphère et une ambiance lourde et glauque. Tout au long du visionnage des photos une certaine ambiance plane et nous transporte. Nous pouvons nous rendre compte de la réalité des choses. Comme à chaque fois en Urbex, la nature reprend ses droits, lorsqu’il n’y a plus d’activité humaine.

Tout au long du visionnage, on peut voir que tout est resté en place : livres, affiches, meubles, papiers, jouets, … Comme si tout était figé dans le temps et comme si une vie pouvait reprendre.

On peut aisément se rendre compte avec quelle précipitation les gens ont dû évacuer à l’époque. Pensant pouvoir revenir et ne pouvant prendre grand-chose, ils avaient tout laissé sur place… Ce qui rend encore davantage tragique la situation.

L’autre aspect intéressant du livre est que l’on voit de nombreuses photographies de l’intérieur des bâtiments. En effet, cela a été pendant un temps accessible aux « visiteurs », mais désormais, il n’est plus possible d’entrer dans les bâtiments lors de visites guidées.

« Visiteurs », car il est possible d’explorer la zone grâce à des voyagistes. Pour le néophyte ou tout inconditionnel de l’Urbex, cela ne fait pas forcément rêver. Il est clair que Prypiat n’est pas vraiment la destination de rêve pour tout citoyen lambda. Pour l’adepte de l’Urbex, comme nous, cela ne fait pas rêver non plus de visiter un endroit abandonné « en groupe », néanmoins, il y a un petit quelque chose qui donne envie de découvrir « en vrai » Prypiat et Tchernobyl.

Peut-être qu’un jour Urbex Element aura l’occasion de poser ses pieds là-bas, tout comme les auteurs de ce livre. En attendant, on ronge notre frein en tournant les pages de « Tchernobyl, 25 ans après ». Merci à vous, Iloé & Carlos, de nous avoir fait revivre le temps de quelques instants, l’histoire, trop souvent oubliée.

Livre de 192 pages, dimension : 29 x 24 cm, au prix de 30 €. Édition CFSL Ink , date de parution : novembre 2011.

Retrouvez le site Internet d’Iloé : www.iloe.pro

Et le site Internet de Carlos Pardo : www.pardo-photography.com,

Qui ne font pas que des photos d’Urbex.

Nous profitons également de cet article pour tirer notre chapeau aux pompiers qui maîtrisent régulièrement les incendies dans la zone d’exclusion, et de façon générale de par le monde.

Crédit photos : Carlos Pardo & Iloé, photographies prises avec notre appareil photo du livre « Tchernobyl, 25 ans après ».


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