Urbex, c’est quoi ?

Plus / 1 avril 2013

Il n’est pas compliqué de donner une définition « officielle » à l’Urbex maintenant. Tapez ce mot sur un moteur de recherche et Wikipédia vous donnera une définition toute bien ficelée. Un florilège de sites Internet traitant de l’Urbex donnera sa propre définition qui sera toujours formulée plus ou moins de la même façon.

Wikipédia dit ainsi : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l’anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits par l’homme, abandonnés ou non, en général interdits d’accès ou tout du moins cachés ou difficiles d’accès ».

La majorité des sites Internet et des groupes qui pratiquent l’Urbex vous diront également qu’il y a des règles dans ce milieu qu’il faudra respecter scrupuleusement. Lorsque nous nous sommes lancé Urbex Element, nous avons fièrement affiché ces mêmes règles et donné cette même définition, que l’on retrouve des centaines de fois sur la toile… Puis nous nous sommes rendu compte que ce n’était pas forcément la vérité. Nous avons ainsi pu voir des endroits abandonnés magnifiques qui se sont littéralement vu démolir au fil du temps (parfois de façon très rapide) de par des échanges trop abusifs… Ainsi, les fameuses règles étaient transgressées.

Nous avons été quelque peu déçu de ces comportements et dans le but de ne pas nous répéter avec la majeure partie des sites traitant de l’Urbex, nous préférons ne pas lister toutes ces règles, qui semblent pour nous une évidence, mais pour d’autres juste des paroles en l’air.

Pratiquant l’Urbex depuis maintenant plus de 3 ans, nous commençons à nous faire notre propre idée de ce qu’est l’Urbex. Nous sommes loin d’être des experts comme certains groupes, mais nous pouvons nous vanter d’avoir une petite expérience permettant de lister des ressentis que nous pourrions partager avec vous.

Ainsi, pour nous l’Urbex ce sont plusieurs choses regroupées ensemble :

  • C’est dépenser beaucoup, mais beaucoup, voir énormément de temps à la recherche. Visiter des lieux abandonnés c’est un bonheur indescriptible et spécial, mais les spots ne nous tombent pas dans le bec comme cela. Il faut les rechercher bien souvent. Et cela demande un temps monstre, aussi bien en recherche sur la toile, que sur la route ou dans les livres. Une visite se mérite.
  • C’est faire beaucoup de route. Nous essayons de faire chacun des gestes pour le développement durable et l’environnement, mais faut l’avouer, l’Urbex ce n’est pas ce qu’il y a de plus écologique. Eh oui, la recherche ne se fait pas exclusivement sur la toile (qui, somme toute, consomme aussi de l’énergie quoi qu’on en dise). Par moments ça vaut le coup de sillonner les routes en voiture au hasard afin de baliser. Et puis il y a évidemment les trajets pour aller jusqu’aux spots trouvés.
  • Ce sont souvent des déceptions. Et ce point peut être lié aux deux précédents, alors on vous laisse imaginer ce que peut ressentir un urbexeur lorsqu’il a passé un temps fou à chercher un spot et de plus qu’il s’est enquillé un tas de kilomètres pour tomber sur un endroit finalement détruit, rénové, en cours de rénovation ou impossible d’accès ^_^.
  • C’est le bonheur ! Car lorsque tout se passe bien, il est possible de tomber sur des endroits vraiment merveilleux et fabuleux.
  • C’est la joie de partager une exploration avec une équipe tout aussi passionnée. Au final c’est comme n’importe quelle activité, partagez là avec des passionnés et la visite en est que plus attrayante.
  • Ce sont des montées d’adrénaline et des bouffées de chaleur, aussi bien en été qu’en hiver (d’ailleurs la grande classe c’est qu’en hiver ça réchauffe, en été ça flingue ^_^). C’est la découverte de l’inconnu, la peur de tomber sur tout et n’importe quoi : un gardien, un chien, n’importe quel animal improbable, mais aussi des punks, des skinheads ou encore des gens peu recommandables, voir le propriétaire… Dans la plupart des cas tout se passe bien, mais il suffit de quelques fois pour avoir un gros coup de frayeur.
  • C’est développer ses sens. Quand on pratique l’Urbex, et tous les explorateurs se reconnaîtront, on développe fortement son ouïe. On modifie aussi sa façon de se déplacer, tel un « Splinter Cell » ^_^. Plus sérieusement en exploration, croyez-nous, on perçoit des bruits que nous serions incapable de déceler dans la vie courante, déjà par le fait d’avoir des montées d’adrénaline, mais aussi de par le silence et l’atmosphère qu’imposent les lieux.
  • C’est faire du sport ! Car au final on marche beaucoup. Déjà pour atteindre le spot, mais aussi pour circuler dans le spot. Et puis par moment c’est même de l’escalade. Sans compter les phases où il faut courir, pour X raisons, on vous laisse imaginer ^_^.
  • C’est la découverte d’une grande diversité d’endroits, et ça c’est génial. On peut tomber sur une friche industrielle, une maison, un entrepôt, un garage, un cimetière d’avions, de trains, de voitures, une ferme, une fabrique d’objets, un symbole politique ou religieux, et on en passe… L’Urbex permet de découvrir des endroits improbables qui, dans la vie de tous les jours, ne seraient pas forcément visités. Cela permet de nous intéresser l’espace d’une visite à notre histoire et à nos ancêtres.
  • C’est aller dans des endroits aussi divers que variés : l’Urbex peut regrouper plusieurs « disciplines » sous son aile. La découverte des grandes hauteurs (toiturophilie), qui peut amener carrément à des extrêmes comme les vidéos à la mode que l’on voit où les gens montent sur des grues, des monuments ou des gratte-ciel à mains nues. C’est la découverte des grottes, caves et autres recoins lugubres et humides (cataphilie), avec l’exploration des catacombes ou des stations de métro abandonnées. Mais c’est aussi toutes les autres découvertes en partie mentionnées au point précédent.
  • C’est la créativité, la tranquillité, l’inventivité photographique ! Quel est le photographe qui adore être gêné et perturbé par les touristes ou les gens lors de prises de photos, hein ? Qu’il se dénonce ^_^. Plus sérieusement, la pratique de l’Urbex et le silence paisible qu’imposent les lieux abandonnés permettent pendant un court moment d’arrêter le temps. L’explorateur peut alors se faire son propre film, se construire un monde à lui et se sentir vivre. C’est aussi une façon de s’évader et de se faire sa propre aventure, tel un enfant, en échappant l’espace d’un instant aux parcours tout tracés de la vie. C’est se faire plaisir d’un point de vue photographique de par la tranquillité que l’on a.

Voilà comment nous décririons l’Urbex. Il y a déjà un bon pavé d’écriture, et encore, on pourrait en dire bien plus. Mais trêve de blabla maintenant, notre site est là pour vous faire découvrir notre passion et tenter de la partager avec vous et de vous faire comprendre l’Urbex. Ce support nous permet avant toute chose de vous exposer nos trouvailles, vous faire découvrir ces lieux laissés à l’abandon par le biais de photographies et de récits d’aventures tels que nous les avons vécus au moment présent. Mais il permet aussi un échange. Ainsi, n’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre suggestion, si vous voulez partager votre travail, ou laisser des commentaires.

Si c’est pour une localisation, ce n’est pas la peine de nous contacter. Nous ne dévoilerons pas la situation géographique ni les noms des lieux que nous explorons afin de les préserver le plus possible. Et si parmi vous, certains diront que de les partager sur la toile contribue déjà à leur destruction, sachez que nous ne donnons que très peu d’indices. De plus, nous avons trouvé la plupart de ces lieux seuls, sans l’aide de personne.

Pratiquer l’Urbex en France est très risqué, tant du point de vue sécurité que législatif. En aucun cas l’équipe Urbex Element, ses membres et son entourage n’encouragent qui que ce soit de pratiquer l’Urbex.

Contact Urbex Element : urbexelementfr(at)gmail.com







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Ce billet a pour but de lister tous les sites Internet que nous trouvons intéressants et pertinents, parlants d'Urbex ou de sujets...

1 April 2013
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